Dans celui d’aujourd’hui, la popularité soudaine du télétravail et les nouveaux modes d’organisation, hérités de la pandémie de Covid-19 et de l’adoption massive des technologies de travail à distance, ont incité les entreprises consommatrices d’espaces tertiaires à revoir leurs stratégies immobilières. En France, alors que plus d’une entreprise sur deux permet à ses collaborateurs de travailler à la maison, généralement à raison d’un jour ou deux par semaine, les besoins en surfaces de bureaux sont forcément moindres. Et tous les signes tendent vers un changement de paradigme durable plutôt qu’une mode passagère… Face à ces mutations structurelles profondes, et alors que la classe d’actifs a été particulièrement affectée au cours des deux dernières années par la correction des valorisations engendrée par la remontée des taux d’intérêt, beaucoup d’investisseurs abordent désormais le secteur avec prudence, sinon avec inquiétude. Ceux qui seraient tentés d’enterrer pour de bon l’immobilier tertiaire pourraient cependant le regretter. Car si le bureau se transforme pour s’adapter à de nouvelles réalités parfois encore incertaines, ce changement d’ère ne lui aura pas fait perdre tous les avantages qui ont fait sa gloire.
